lundi 22 avril 2013

3.

Fin de journée, fin de boulot et encore les transports pour rentrer. Fatigue extrême et lassitude qui me rendent grise et froissée. Je sais bien que mon maquillage a coulé. Et pourtant, sur ce quai de métro, son regard s'allume gourmand et incisif à la fois.
Pas envie d'être là. Pas envie de ça. Envie de rien juste qu'il me laisse tranquille. Direction l'appartement, compressés dans cette rame qui n'en finit pas de ne pas arriver.
Et lui toujours doux et aimant. Et moi qui veut mordre et rejeter.


La routine, encore et toujours. Rentrer. Se changer. Dîner. Silence paisible pour lui, agressif pour moi. Se croiser dans la salle de bain surtout sans se toucher.
C'est juste un courant d'air sur l'épaule, ses lèvres qui se posent à peine. « Tu sens bon ». Je hausse les épaules. Je pue oui, après une journée pareille ! Comment peut-il ? Et sa main qui effleure mon bras sur tout son long. « Tu m'excites ». Comme une griffure violente dans mon sexe et ça déborde. Je le veux, tout de suite, sans fioritures. Je l'attrape au cou et lui happe la bouche jusqu'à la morsure. Mon genou en haut de ses cuisses. Ça ne rate jamais, ça le fait bander. Mais là, rien. Je suis en rage et tourne les talons. Son bras se bloque autour de ma taille. Son autre main écarte mon slip, empaume mes lèvres et ses doigts se verrouillent. « Tu crois que je vais en rester là ? » Il me pousse en avant et bouge ses doigts qui glissent et s’immiscent. Je jouis avant même d'avoir atteint le salon.

A genoux la tête dans les coussins du canapé, je ne veux qu'une chose : encore, plus fort, plus loin ! Il m'écarte les fesses et part à l'assaut de ses lèvres, de ses dents et de sa langue. Il m'aspire, me mordille, m'exacerbe. Et il me fait attendre, à petits coups de langue, précis et pointus jusqu'à que je le supplie. Je sens à peine son doigt qui me pénètre tant je suis excitée. Il pousse, avance et va chercher profond dans mon ventre jusqu'à trouver ce point de la déraison. Une fois dessus, il s'en amuse, le taquine et tourne autour. Écartée jusqu'à la brûlure des cuisses, je m'empale de tout mon poids sur ce doigt, cramponnée à son poignet. Je le sens qui s'agite jusqu'à ce que j'explose, tétanisée.

Il a décidé qu'il n'en avait pas fini. De sa main toujours en place, il assure sa prise et de l'autre il part à la conquête de l'anneau. Aucun répit. Je suis comme une toxico, accro, qui veut jouir encore. Et j'ai le ventre qui se tord, le sexe qui vibre presque comme une douleur. Je ne sais plus respirer, juste jouir.
Il me caresse de ses mains inondées de moi. Appuyée contre lui, je le sens qui se cale contre moi. Il bande...

2 commentaires:

  1. Si peu de texte mais tant d'excitation. Vous me transportez si facilement par vos mots bien choisis que j'ose demander "Encore" ...

    Doux bisous. À très vite :) et encore bravo pour votre style.

    Amicalement à l'écoute. Matthieu

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    1. Merci pour votre commentaire qui me fait plaisir et m'encourage à coucher en ces lieux mes élans en mots...
      C'est pour bientôt ;-)

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