De
lui, je connaissais les mot qu'il écrivait. J'avais vu un cliché en clair obscur pas très concluant.
Rendez-vous
était donné dans un bar pour voir si l'attirance 2.0, bien
présente, se retrouverait « en vrai ». Pas très grand,
un peu rond, quasiment chauve. Des yeux bleus planqués derrière des
lunettes design. Commun au premier abord.
Et
puis, ce qui est devient l'objet de ma convoitise. Ce qui justifie
n'importe quelle envie et tout le reste. Sa bouche. Charnue,
généreuse, pulpeuse, gourmande, magnifique, tentante. S'il avait
été une femme, je dirais qu'il a une bouche de pipeuse. Et, je
découvre par la suite, affolante, douce, incandescente, aventureuse,
agile, dévoreuse. Elle est soulignée par une barbe de trois jours
soigneusement entretenue.
A
la minute où je l'ai vue, j'en ai voulu. Et il ne demande que ça.
Il embrasse comme personne. Ses lèvres sont pyromanes et sa langue
addictive. Même lorsqu'il bâfre il prend son temps, à me rendre
folle d'impatience. J'ai redécouvert l'érotisme d'embrasser et d'être embrassée, bien. Se baiser avant de baiser.
Mais
sa gourmandise se trouve bien plus bas, nichée au chaud entre mes
cuisses. Et là, c'est du grand art. Il n'y résiste jamais, pas
besoin de réclamer. Je n'y résiste jamais. Et je me rends à ses
arguments, je m'y soumets.
Il
commence par souffler doucement comme pour attiser le feu. Puis il
picore délicatement « bonjour, vous, cela faisait
longtemps » et il remonte jusqu'au clitoris « et toi
aussi, bonjour, en forme à ce que je vois ». De la pointe de
sa langue, il prend sa première goutée. Puis il s'installe plus
confortablement et continue sa dégustation à langue franche. Il me
lape presque paresseusement. Ses lèvres pincent, aspirent, caressent
mes lèvres intimes. La chaleur monte et me soulève le ventre. Plus,
j'en veux plus et en même temps je cherche à échapper à
l'intensité. C'est à ce moment qu'il enroule ses bras autours de
mes cuisses et me tire à lui. Aucune échappatoire et il en
triomphe, sourire gourmand et affamé.
J'implore,
je me tords, je me consume, je le supplie. D'arrêter, de continuer,
d'encore, de plus fort, de ne surtout pas arrêter. Si je veux qu'il
calme le jeu, retrouver un peu de contrôle, il durcit les bras et
m'écarte un peu plus. Je suis clouée à sa bouche. C'est
irrésistible.
Il
décide du rythme et joue avec mon désir. Il déguste, boit, dévore,
suce, malaxe, lèche, pénètre. Sans les mains, jamais. Rien que sa
bouche. La douce râpe de ses joues et de son menton exacerbe et attise, me met à vif et me fait feuler d'urgence. Il descend alors plus bas et devient le seigneur de mon anneau. Il mordille, taquine et m'excite encore plus.
Et c'est lorsque je deviens totalement incohérente, que je
plante mes doigts dans ses bras et que je danse sous sa douce torture
qu'il cale sa langue et ses lèvres pour me pousser par dessus le
bord de ma déraison. Je la gémis, je la crie, je la jouis.
Lorsqu'il
vient m'embrasser, enduit de moi, ce que je vois dans ses yeux me
ferait presque rougir. Et j'en veux...encore !
Des
mois que cela dure, d’hôtels en chambres d'hôtes, à l'heure de
midi ou des happy hours. Il est égoïste, manipulateur et n'assume
pas l'infidélité. Mais il est aussi la plus gourmande des bouches
et il a des mains de soie. Et je me déteste d'accepter autant et
d'attendre après lui. Mais il me faut ma dose de lui et de ce qu'il
me fait. Et j'y retourne...
Pourquoi se détester d'accepter ce qui est bon ..De ce qu'un homme peut vous offrir de bon alors qu'il est si facile de lui rendre ?
RépondreSupprimerC'est si enivrant de s'accepter comme on est avec nos envies, notre faim de l'autre, nos audaces, notre perversité aussi et de goûter la sienne et lire dans ses yeux le bonheur de nous rendre folles
Ne vous privez pas de ça mais jouissez en encore et encore !
Sage commentaire et conseil à suivre...;-)
Supprimer