Disons
que l'on se retrouvera dans le bar de ce Grand Hôtel comme pour une
première fois. Tu patienteras, nonchalamment installé dans l'un de
ces fauteuils confortables, l'air de rien.
Disons
que je te ferai attendre juste ce qu'il faut pour t'ennuyer un brin,
pour que tu commences à vérifier ta montre agacé ou inquiet, c'est
selon. Tu regarderas vers le hall. Tu m'attendras.
Disons
que je porterai un jean, une fine chemise blanche décolletée que le
souple cachemire de mon pull viendra retenir, mieux qu'une modestie.
J'aurai ces ballerines aux pieds, celles qui me les font si petits.
Je me tiendrai droite et cambrée car, tu ne le sais pas encore, mais
caché sous la laine je porterai mon serre-taille. J'aurais « ce
regard » comme tu dis si bien.
Disons
que nous aurons convenu de nous échanger des cadeaux. Rien qui ne
puisse pas être découvert en public. Rien qui ne puisse embarrasser
lorsque sorti de notre alcôve. J'aurai pour toi une petite boite de
bois, sculptée et ronde. Un objet comme tu les aimes. Mais le
véritable trésor sera dedans. Lové sur lui même, il y aura un
long ruban de soie, rouge ou noir je ne sais pas encore. J'ai tant
d'idées sur comment jouer avec. Tu en auras sûrement quelques-unes
aussi.
Je
me demande ce que tu auras pour moi, même si je devine. Ces
chaussures que nous avons admiré dans la vitrine de ce faiseur de
chaussons de danse m'iraient si bien.
Disons
que tu ouvriras ton présent et que tu le feras couler entre tes
doigts à m'en faire frissonner. Et tu me raconteras à mi-voix tes
désirs. M'attacher. Enserrer mes seins si pâles. Faire glisser la
faveur autour de ma taille, de mes jambes, entre mes cuisses, jusqu'à
me faire gémir. Je te susurrerai les miennes. Cette envie de
t’enrubanner et de faire coulisser le soyeux autour de ton membre
dressé et de ses rondes partenaires, jusqu'à te faire me supplier
de te prendre en bouche.
Disons
que tu auras retenu une chambre et que nous aurons peine à nous
retenir dans l’ascenseur. Qu'une fois la porte refermée, tu me
plaqueras contre le mur et que tu m'imposeras ton désir parce que
j'aime lorsque tu me soumets, juste au-delà de ce que ma pudeur
m'autorise à exprimer.
Disons...
Je dis... Ah si tu pouvais ne serait-ce qu'une fois.
Seulement,
tu es cartésien et calé dans tes habitudes. Un tel scénario ne
t'exciterait pas. Les dentelles, accessoires et jeux de séduction te
laissent indifférent. Oh, tu trouves ça joli, agréable voire
flatteur mais cela glisse sur toi sans y trouver prise.
Je
sais bien ce qui t'affole. Un jean, un gros pull et des ongles
carmins. Là, tu perds la raison. Tu me l'as dit déjà. Voir mes
mains vernies à leurs extrémités se refermer sur ta queue
t'emballe. Voir le rouge griffer ta peau te fait crier. Tu deviens
primitif lorsque tu enlèves ce maudit pull. Mais je reconnais... cet
animal là m'embrase. Ce que tu prends, cette manière que tu as de
marquer ton territoire, de me pénétrer en conquérant...
Alors
disons qu'il y aura un ruban, un pull, des ongles vernis, un bar
d'hôtel, des talons et nos pulsions.
Alors
disons... Baise-moi !
Dommage car le scénario imaginé est délicieux à vivre et, si tous les jeux sont bons à vivre, peut être pourriez vous petit à petit, l'amenez au votre
RépondreSupprimerPeut-être, oui...
SupprimerAlors Disons un gros pull remonté sur votre tete et un ruban pour vous posséder....
RépondreSupprimerJe crois que je vais attendre la fin de l'été ou plutôt l'entrée dans l'hiver avant de devenir une femme sans visage...
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